Patrick Klugman, dans le Mausolée de Yasser Arafat ?

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Patrick Klugman,

dans le Mausolée de Yasser Arafat ?

 

Dans un tweet du 19 janvier 2023, vers 13h 15, l’avocat Patrick Klugman conseiller de la Maire de Paris, Anne Hidalgo, par ailleurs grande perdante du scrutin présidentiel, avec le score ridicule de 1,75% des voix, accuse le mensuel Israël Magazine de plusieurs choses :

–      Il nous parle de « virulence et d’ignorance », de manque « d’honnêteté » et « d’absolution » de Dieudonné, qu’on chercherait à « réhabiliter ».

–      Il prétend qu’on aurait « exhumé » ces photos de lui au Mausolée d\’Arafat, alors qu’il se tiendrait « scrupuleusement » à l’écart.

L\’usage immodéré du réquisitoire diffamant trahit une grande faiblesse

Tous cette agitation dilatoire distort les faits pour tenter de faire passer dans l’opinion qu’il reste, toujours, du bon côté de l’histoire. La même semaine, il discrédite l’actuel gouvernement israélien en le fustigeant comme dangereux pour la démocratie, la non-discrimination et la Justice.

Revenons-en aux clichés que Patrick Klugman aurait préférés qu’ils ne paraissent jamais : il accompagnait sa chef de file Hidalgo, qui, elle, dépose bien une gerbe et incline la tête en signe de recueillement sur la tombe d’Arafat, un des plus grands tueurs de Juifs de l’histoire, dans la lignée du Grand Mufti de Jérusalem, Hajj Al Husseini. Klugman cherche à minimiser ou nier sa présence à cette cérémonie d’apologie du terrorisme. Il « se tient scrupuleusement » à l’écart, dit-il.

Pourquoi l\’héritage d\’Arafat importe en 2023 ?

« Exhumer » n’est pas le terme approprié devant la sépulture de quiconque. Mais pire, les enjeux des suites de l’Intifada déclenchée par Arafat, à travers ses hommes de main, comme Marwan Barghouti, sont très actuels -et non sortis du placard-. Ils expliquent, en filigrane, le sens des courants électoraux actuels. S’il n’y avait le terrorisme permanent à Jénine et Naplouse, l’influence de Ben Gvir et Smotrich serait sans doute moindre. Les Israéliens francophones sont nombreux, parmi les partisans d’une droite sioniste-religieuse, qui ne lâchera pas la Judée-Samarie et ne croit pas en la légitimité d’Abou Mazen, comme garant de quoi que ce soit.

L\’incapacité à se démarquer de l\’hommage à Arafat

Mais comment, en tant qu’ancien leader étudiant juif, n’a-t-il jamais eu le cran de se désolidariser de cette démarche de soumission de Paris à ceux qui l’ont, plusieurs fois, mis à feu et à sang (Rue des Rosiers, Copernic, détournement sur Entebbe, avec Septembre Noir, puis plus tard à Hypercasher, etc.) ? Pourquoi n’a-t-il jamais déconseillé cette démarche qui offensait la communauté juive, touchée en France par les conséquences de l’Intifada ?

La posture du juif honteux Klugman est pire que s’il avait, lui-même, déposé la gerbe : il se cache littéralement dans le coin, à l’extrême-gauche de la pièce, comme pour s’effacer dans l’ombre !

Petits arrangements sémantiques

À elles seules, ces photos résument toute la carrière politique du personnage. Nommé adjoint PS, chargé des relations internationales de la Maire de Paris, l’ancien Président de l’UEJF démontre depuis toujours une parfaite ambivalence à propos d’Israël et de la cause des Juifs qu’il prétend défendre.

Alors qu’éclate l’Intifada et que le ministre de l’Intérieur, Daniel Vaillant, et celui des Affaires étrangères, Hubert Vedrine, « dénient, excusent et pardonnent » aux conducteurs de voitures-béliers contre les synagogues de France ou ceux qui y mettent le feu, Patrick Klugman forge, chez Ardisson (12 février 2003), le slogan commode de « Sioniste Pro-Palestinien ». L\’oxymore est censé résoudre, d’un coup, toutes les aspérités du conflit dont souffrent Israël et les diasporas. Il use d’une pirouette, comme si le soulèvement résultait d\’un simple conflit de territoire et n\’était pas lié au rejectionnisme religieux musulman.

Affaire Morin : Flagorneries envers \ »l\’intelligentsia\ »

L’ancien vice-président de SOS-Racisme croit s’éviter toute la charge de déplaire à certains, en tentant d’en séduire d’autres par des jeux de mots inconciliables à ce moment de sa carrière. À cette époque, comme le rappelle Dreuz-Info, dans son bêtiser, la baudruche vient de se dégonfler, lors d’une action intentée contre Edgar Morin et Le Monde, à propos d’un texte incendiaire, incriminant nommément « Les Juifs », sur le thème : « Les Juifs prennent plaisir à humilier les Palestiniens ».

C’est Klugman qui fait expulser Philippe de Villiers -fils d’ancien déporté-résistant- du cortège commémorant Ilan Halimi, en juin 2006, par pur sectarisme. Klugman diffame Rudy Haddad, victime d’antisémitisme, en lui faisant une réputation de \ »délinquant\ », alors qu’il est à l’hôpital entre la vie et la mort.

Se compromettre avec les boycotteurs d\’Israël

Mais, pour le courageux Klugman, le « boycott d’Israël » est parfaitement acceptable, car ce n’est pas du « racisme » : alors quoi d’autre, si un seul pays au monde est visé par les groupes comme BDS ? Clément Weil- Raynal dénonce cette attitude, qui donne raison à Stéphane Hessel, publié à la « Maison des Potes » et SOS-Racisme porte plainte contre le journaliste.

Un précurseur de Qatennens ni-vu-ni-connu

On pourrait continuer la longue liste des méfaits de Patrick Klugman en tant que pourfendeur d’Israël et des Juifs qui ont choisi et assument d’y vivre et d’y travailler, comme André Darmon, patron d’Israël Magazine depuis 1998. Dans d’autres registres, ce prétendu « défenseur des Femen et de la cause des opprimé.e.s » en général, essuie deux plaintes de son ex-épouse pour violences conjugales, en 2017, qu’elle érige en cause principale du divorce intervenu. De mauvaise foi, Klugman retourne l’accusation en diffamation. À l\’heure de \ »Mee Too\ » et de l\’affaire Quatennens, cette attitude mériterait d\’être scrutée de plus près par la gauche et sa protectrice Anne Hidalgo.

Jeter Israël avec l\’eau du bain (de boue)

Notons que, dans tous les domaines, le lâche Patrick Klugman opte toujours pour la posture la plus détestable. Il est très souvent « complice » de complaisance anti-israélienne, comme dans sa dernière interview sur RCJ, ou sa tolérance coupable au Boycott, son imposture contrite et masquée au Mausolée, son hostilité contre un fils de résistant dans un défilé ou à des journalistes juifs, considérés de droite, ses attaques contre des victimes juives ou femmes…

Mais la question demeure : au nom de qui et de quoi ce monsieur qui ne représente que lui-même et une gauche laminée par les différents scrutins, se permet-il de donner des leçons à ceux qui assument leurs prises de décision ?

Le faux procès d\’intention envers André Darmon

Personne n’a « pardonné » les yeux fermés au personnage de Dieudonné, qu’il n’a été question que de « raccompagner (le menteur) jusqu’à la porte », en suivant de très près son potentiel parcours de réparation, à la demande de Francis Lalanne, qu’on ne taxera pas d’antisémitisme.

Ce n’est pas le seul privilégié de la Gauche Caviar parisienne à avoir adopté cette posture, pour tenter de redorer son blason de Justicier, avec Gil Taïeb et plusieurs autres diseurs du « Bien absolu ».

Il reste surprenant que la communauté juive parisienne n’ait pas eu la perspicacité de comprendre que les deux positions peuvent être complémentaires :

–      l’une ayant l’audace d’avancer en terrain que tout le monde reconnaît comme « miné » – et ne doit-on pas, d\’urgence, \ »déminer\ » le terrain en France des perceptions du conflit palestino-israélien? -,

–      et l’autre demeurant sur la réserve, tant que les jalons de l’expiation, repentance ou/et réparation ne sont pas suffisamment probants.

Lézardes dans le mur antisémite en France

On a toujours eu le droit d’exprimer son « droit de réserve » sur une affaire avec de telles résonances. Qui est juge, à terme, de la « sincérité », en matière de spectacle, ou de politique-spectacle ? Qui a la prétention de sonder les reins et les cœurs ? Patrick Klugman, Gil Taïeb, admirateur du négationniste-antisioniste Desmond Tutu ?

Ce qui demeure pertinent, c’est la fracture enregistrée dans les certitudes du camp antisioniste, lors de ce happening, c’est l’influence éventuelle qu’aura cette démarche sur d’autres, de mêmes obédiences.

Seul un résultat à long terme peut compter, et non les pirouettes de certains clowns, se prétendant représentants de la vox populi » juive. Leur réel pouvoir sur l’opinion est de plus en plus maigre, à mesure qu’ils se prononcent. Surtout quand c’est pour dénoncer Israël comme un État « de non-droit ».

 L\’Oeuvre d\’André

Après un travail bénévole et colossal de plusieurs années à la tête d e la communauté francophone d\’Israël dans les années 2000, Andre a créé Israel Magazine. Voici quels hauts faits :

Avant les autres sur l\’Affaire Al Dura (n°7 d\’Israel-Magazine)

Rappelons qu\’André Darmon, le premier, avant les Karsenty et autres journalistes, avait dénoncé l’instrumentalisation de la mort de Mohamed al Dura ( dans le Numéro 7 d\’Israël Magazine). Il avait dénoncé Charles Enderlin qui avait menti à propos de cette mort (sujette à caution) en accusant Tsahal d\’avoir tué l\’enfant. C\’est encore André qui quelques années plus tard à la demande de Charles Enderlin interviewera ce dernier (André fut alors le seul journaliste auquel Enderlin accordera une interview et de plus à la demande même d\’Enderlin).

L’Interview mettra définitivement à jour, selon André, la responsabilité d’Enderlin, non seulement dans la seconde Intifada, mais aussi dans la mort de Daniel Pearl.

Le révélateur du côté obscur de Djamel Debbouze

C\’est André, sur le plan national français, qui découvre le scandale de Djamel Debbouze en se rendant à l\’île de la  Réunion. Il découvrira, là-bas, selon les mots même de la mère de l’enfant assassiné, que JAMEL Debbouze aVAIT TUÉ l\’UN DE ses camarades de jeux, le poussant sur la voie ferrée en gare de Trappes, CE QUI EXPLIQUE son handicap à la main car il fut percuté par un train qui arrivait en sens inverse. Tout cela au moment même où DEBBOUZE se rapprochait DANGEREUSEMENT DE DIEUDONNÉ. L’Enquête d’André l’avait calmé.

La confrontation face-à-face avec Dieudonné

C\’est encore le seul journaliste juif ou/et israélien ayant rencontré et interviewé à l’époque Dieudonné pour comprendre sur pièces le \’\’phénomène\’\’ puis l’avoir dénoncé rageusement. Il lui avait reproché d’avoir armé la main, entre autres, des assassins d’Ilan Halimi.

Forex et options binaires

C’est encore André dans une enquête masquée dans certains call centers francophones d’Israël qui avait mis à jour les escroqueries du Forex et des options binaires. Il avait alors été menacé de mort. Et avait publiquement déclaré que voler un non juif était aussi grave que voler un juif et que beaucoup avaient trahi l’esprit du Talmud. N’oublions pas l’’enquête basée sur les travaux de Forbes sur les comptes en banque personnels extrêmement fournis de Rabbins israéliens.

Le coup d\’état judiciaire et ses rebondissements actuels

Israel Magazine sera le seul média francophone israélien qui a dénoncé et publié les arcanes du coup d’Etat Judiciaire contre Bibi Netanyahou et l\’a soutenu même si les options politiques de Bibi n\’étaient pas celles d\’André.

Il rappelle qu\’il n\’est ni l\’ami de Dieudonné, ni son attaché de presse, ni son confesseur, ni  son juge. Andre était au courant de la volonté de faire la paix de Dieudonné et que ce dernier avait sollicité un autre média télévisuel. La lettre etait claire. et Andre a bien expliqué que chacun pourrait se forger sa propre opinion. Il a demande au cours de son interview des gestes forts à Dieudonné. Le premier, se rendre à Auschwitz pour se recueillir, a été repoussé par le Grand rabbin de France.

 

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